23 juin 2012

Doña Isabel


Un roman d'aventures d'une grande finesse, fondé sur l'histoire vraie d'une expédition tragique au XVIIIsiècle.
En octobre 1769, Doña Isabel, une Créole du Pérou, a quitté son hacienda à la tête de trente et un porteurs pour ne plus jamais revenir. Elle s'est enfoncée dans la forêt d'Amazonie... Son but était de rejoindre son mari, qui se trouvait alors en Guyane - un mari français, Jean Godin des Odonais, qu'elle n'avait pas vu depuis vingt ans. Mais son expédition s'est perdue, et les voyageurs sont tous morts les uns après les autres dans des conditions atroces... Tous sauf Doña Isabel. Seule dans la forêt, elle a marché pendant près de deux semaines avant d'arriver à demi morte à la mission chrétienne d'Andoas. Comment a-t-elle pu survivre ?
Dans un salon parisien, M. de La Condamine, savant réputé et grand voyageur, contemporain de Voltaire et de Diderot, entend parler de cet incroyable et émouvant exploit. Mais lui, qui a bien connu Jean et Isabel Godin des Odonais, n'est pas dupe. Que se cache-t-il derrière cette histoire, si lisse, si romanesque en apparence ? Pour tenter de le découvrir, le vieil homme entreprend un dernier voyage et une dernière enquête.

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Avale


Chaque matin, Rose et Tolani suivent ensemble le parcours du combattant qui, de trottoir puant en bus surpeuplé, les mène de leur appartement à la banque où



elles travaillent. Leur quotidien dans Lagos en ces années 1980, alors que le gouvernement nigérian multiplie les mesures disciplinaires, est celui d'une multitude de femmes jeunes, célibataires et pauvres : leur milieu professionnel, leur vie de tous les jours et même leurs relations amoureuses sont régis par des rapports de force.
Dans une ville devenue folle, dans un pays autoritariste et corrompu, les deux amies gardent pourtant l'envie de rire, d'aimer, d'acheter des chaussures ou d'aller danser, de rêver aussi. Le jour où Rose est renvoyée pour insubordination, elle sombre dans la déprime : elle traîne à la maison et boit trop. Affectée à son poste, Tolani se retrouve secrétaire d'un chefaillon lubrique. Quand un homme leur propose de gagner de l'argent rapidement, "facilement", la tentation est réelle...
Rythmée. légère, imagée, la langue de Sefi Atta diffuse spontanéité et énergie dans le récit de Tolani, que les souvenirs de sa mère viennent éclairer et enrichir. Sombre, mais irrigué par un salutaire esprit de révolte et par une indispensable joie de vivre, Avale est un roman ardent portant avec force la voix d'une jeunesse violentée mais jamais résignée, dans un Nigeria impitoyable qui broie ses enfants.





J'ai bien aimé

La tête en friche

Germain Chazes, 45 ans, 110 kilos de muscles, tête en friche et narrateur de ce roman, se méfie des mots et de ceux qui parlent 'tout en guirlande et poils de cul'. Il vit dans une caravane au fond du jardin de sa mère et passe son temps entre le bistrot et le jardin public. Lui-même reconnaît qu'il est assez intelligent pour voir à quel point il est bête. Sur un banc du jardin public, il rencontre Marguerite, une toute petite vieille dame de 86 ans. Elle s'échappe souvent de sa maison de retraite pour observer les pigeons. Cette vieille dame réservée et cultivée l'émeut et le fait rire, ne fait pas la fière et l'appelle 'Monsieur'. Il suffit de quelques jours pour qu'ils deviennent 'complices', un mot qui n'appartenait pas jusqu'alors au vocabulaire de Germain. Auprès de Marguerite, Germain va découvrir un nouveau monde, celui des mots et des livres. Marguerite aime faire la lecture à voix haute, et voilà Germain, le presque illettré, embarqué au côté d'elle dans 'La Peste' de Camus. De lectures en lectures, c'est le pouvoir des livres qu'il explore, qui ouvrent en lui un monde nouveau. Et sa vie en est bouleversée. Avec Annette, sa copine, maintenant 'il ne baise plus', 'il fait l'amour.' Et à fréquenter les bibliothèques, même ses conversations de comptoir prennent un tour inattendu et souvent hilarant...
C'est vite lu et assez marrant
qqs critiques

29 mai 2012

La tresse de jeanne


"A une cinquantaine de kilomètres de Brest, dans la région légumière du nord Finistère, se trouve Roscoff, autrefois cité corsaire. Depuis longtemps, ces corsaires ont cédé la place aux « johnnies », milliers de roscovites qui traversent la Manche pour vendre leur production d’oignons roses dont raffolent les Britanniques. On les affuble du surnom de « johnnies » du fait du grand nombre de Bretons prénommés Jean partis tenter leur chance outre-manche. En partance pour l’Angleterre, le pays de Galles et parfois l’Ecosse, la silhouette des johnnies, coiffés d’un béret, est reconnaissable entre toutes. En Grande Bretagne, ils font du porte à porte avec sur leur épaule le bâton qui soutient des dizaines de tresses d’oignons.
En 1905, le père de Jeanne est de ceux-là. La séparation est difficile. Jeanne, fillette sauvage s’enferme dans sa solitude : elle sait d’instinct qu’elle ne pourra trouver refuge auprès de sa mère ou de sa sœur aînée. Lorsqu’en novembre le bateau vapeur l’Hilda, avec à son bord une soixantaine de johnnies, sombre au large de Saint Malo, la vie de Jeanne s’écroule. Pourtant elle est convaincue que son père n’est pas mort et se jure même qu’elle le retrouvera un jour.
L’année de ses seize ans, Jeanne décide de partir à sa recherche. Un seul moyen à sa portée : reprendre le travail de son père ; un obstacle et non des moindres : le métier de « johnny » n’a jamais compté de femme dans ses rangs. La jeune fille sacrifie sa longue tresse et s’habille en homme pour mener son enquête qui va la conduire de Roscoff à Saint Malo et jusqu’aux villages anglais où son père effectuait ses livraisons régulières depuis des années.
Jeanne veut comprendre pourquoi, chacun dans son entourage, élude le sujet si douloureux depuis un certain matin de juillet…
 
Il n’y a eu à ce jour aucun roman sur les johnnies. De cette communauté florissante au début du XXe siècle (ils étaient mille cinq cent en 1929), il ne reste aujourd’hui plus que vingt deux marchands d’oignons à exercer. Spécificité toute anglo-bretonne, dont Nathalie de Broc s’est servie pour raconter la bouleversante quête d’identité de Jeanne et son initiation à un métier étonnant."

A  lire d'une traite. J'ai surtout aimé l'évocation du métier des Johnnies 
 

19 mai 2012

Les ailes de l'ange

Swan, enfant espiègle et malicieuse a onze ans. Depuis que son père, prédicateur a perdu sa congrégation, la famille s'est installée chez la grand-mère, Calla Moses. D'une honnêté inébranlable, les Moses n'éprouvent que du mépris pour leur voisin, Ras Ballanger, un éleveur équestre qui régente sa famille et ses chevaux avec une violence inouie.
Quand le petit Blade Ballanger, sauvagement battu, vient chercher refuge auprès de Swan, une amitié lie immédiatement ces deux êtres en quête de justice, mais aussi de tendresse. Face au renoncement des adultes, Swan se donne alors une mission : protéger Blade, envers et contre tous. Mais pourra-t-elle y parvenir sans se brûler les ailes ?

Dans l'Arkansas des années ciquante, deux enfants se révoltent contre la cruauté du monde adulte : Un roman poignant et bouleversant sur les liens familiaux, la perte de l'innocence et la force de l'amitié...


super voir ce qu'en disent les critiques

13 mai 2012

L'extraordinaire voyage du jeune et prodigieux T.S.Spivet

T. S. Spivet est un enfant prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Il dessine tout ce qu'il observe : la carte de ses rêves, les expressions de sa famille, les distances qui séparent l'Ici de l'Ailleurs… Mais, entouré d'un père mutique, d'une mère entomologiste, d'une soeur en pleine adolescence, et de leur chien dépressif, T. S. se sent très seul dans son ranch du Montana. Un jour, il reçoit un appel inattendu du musée Smithsonian lui annonçant qu'il a reçu le très prestigieux prix Baird. Il décide alors de traverser les États-Unis, à l'insu de tous, pour rejoindre Washington D.C., et tant pis si là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Ce livre est un cabinet des merveilles, captivant et insolite : dans les marges, notes, cartes et croquis complètent avec virtuosité le récit, mêlant observations ironiques et souvenirs douxamers. Le nouveau grand coup de coeur de NiL éditions en littérature américaine.
Super, les dessins sont un peu petits et les textes qui vont avec également
ici

02 avril 2012

Le symbole perdu

Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d'urgence par son ami Pater Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le soir même. En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte. Ce sera le premier indice d'une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnique. Une aventure où s'affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon. 

Ça devient un peu lourd et trop bourré de balivernes.
ici